| Crises somato-motrices avec marche "jacksonienne" | Cortex rolandique moteur controlatéral |
| Crises somato-motrices sans marche "jacksonienne" | Cortex moteur primaire controlatéral + régions prémotrices |
Crises "versives"
- Brusque déviation tonique de la tête et des yeux avec parfois rotation du tronc
- Associée à une élévation en abduction du membre supérieur homolatéral, à un arrêt du langage ou à une vocalisation
- Déviation saccadée lente du regard, s'accompagnant d'un entraînement du chef et suivie de clonies des globes oculaires
| Signification topographique et latéralisatrice variable
- Origine prémotrice dorso-latérale
- Mise en jeu de l'air motrice supplémentaire
- Crise occipitale contro-latérale
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C. "phonatoires" sous forme d'arrêt du langage
- Anarthrie
- Aphémie
- Blocage de la parole par striction pharyngée
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- Pied de F3
- Désorganisation de l'aire motrice supplémentaire
- Région operculaire centrale
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C. "phonatoires" avec émission d'un langage pathologique
| Le plus souvent hémisphère dominant
- régions frontales, notamment AMS
- portion postérieure du gyrus temporal supérieur
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| C. Somato-sensitives (fourmillements, picotements, engourdissement) avec ou sans marche "jacksonienne" | Aire sensitive primaire, controlatérale, immédiatement post-rolandique |
C. Visuelles : hallucinations ou illusions
- Hallucinations élémentaires latéralisées positives (points lumineux, éclairs) ou négatives (hémianopsie, scotome) Illusions (macropsie, micropsie,...)
| Pas toujours une origine antomique précise
- Cortex occipital péri-calcarinien (aires 16 et 17) controlatéral
- Jonction occipito-pariéto-temporale
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| C. Auditives : illusionnelles (déformation des voix, éloignement des sons) ou hallucinatoires simples (bruits, bourdonnements) ou complexes (musique, voix); souvent non latéralisées. | Désorganisation de la portion postérieure du gyrus temporal supérieur (gyrus de Heschl) |
| C. Olfactives : perception d'odeur désagréable souvent indéfinissable | uncus temporal mais également région frontale inférieure et postérieure (gyrus rectus et cortex orbitaire) |
| C. Gustatives : hallucinations gustatives (goût amer ou acide, plus rarement salé) parfois suivies, en post-critique, d'une dysgueusie ou d'une agueusie | Implication de l'opercule pariétal |
C. Vertigineuses : très rarement la seule manifestation
- Sensations vertigineuses vraies ( = impression de déplacement ou de rotation du monde extérieur dans une direction donnée)
- Manifestations pseudo-vertigineuses avec mauvaise systématisation de l'impression de déplacement (flottement, tangage)
| Interpretation difficile en l'absence de signes associés Penser à la jonction temporo-pariétal
- Implication plutôt du cortex pariétal inférieur
- Implication préférentielle du gyrus temporal supérieur
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| C. avec signes végétatifs Manifestations viscéro-sensitives ou viscéro-motrices pouvant intéresser la sphère digestive, le tractus uro-génital, le système cardio-vasculaire, respiratoire, la thermo-régulation | C'est l'association de ces signes à d'autres manifestations cliniques qui permet d'orienter le diagnostic topographique. Implication fréquente des structures temporales internes mais également du complexe operculo-insulaire, voire du cortex préfrontal interne. |
| Etat de rêve (phénomènes ayant en commun une perception altérée de la réalité ambiante : impression d'étrangeté, d'irréalité ou de vécu du présent sur un mode onirique), illusions de familiarité (déjà-vu ou déjà-vécu), réminiscences | Désorganisation des structures temporales mésiales et latérales |
| Pensée forcée | Classiquement, oriente vers les régions frontales |
| Sensation d'anxiété, de peur | Cortex temporal ou cingulaire |
| Crises de rire (gélastiques) ou de pleurs (dacrystiques) | Souvent en rapport avec un hamartome hypothalamique |
| Automatismes oro-alimentaires, verbaux, gestuels, comportements moteurs complexes | Leur valeur topographique dépend de leur agencement temporel par rapport aux autres symptômes d'une crise; un mâchonnement, lorsqu'il est précoce, renvoit par principe à la désorganisation du noyau amygdalien; les séquences motrices complexes, notamment spectaculaires, orientent plutot le cortex orbito-cingulaire. |